Sédentarité : 5 conseils pour ne pas s’user au travail

Tendinopathie, épicondylite, hygroma… ces doux barbarismes ne sont pas les ingrédients secrets de l’environnement de travail idéal, bien au contraire : c’est l’inventaire à la Prévert des TMS ou Troubles musculo-squelettiques, les maux qui attendent le salarié mal installé à son poste. Pour les éviter, pas de secret : sur l’ergonomie du poste de travail il faut mettre le paquet ! 

Ils se localisent dans les “tissus mous” aux alentours des articulations, au niveau des épaules, des lombaires ou des poignets. Sournois, les TMS ne préviennent pas : après des heures assis dans la même position, vous ressentirez au pire un engourdissement qui ne s’aggravera qu’avec les années. Plus généralement, selon l’Observatoire national de l’activité physique et de la sédentarité (Onaps), le fait de rester assis plus de trois heures par jour est déjà responsable de 3,8 % des décès, ce qui en fait la première source de mortalité devant le tabagisme. Pèle-mèle, la “sédentarité” cause une atrophie musculaire et augmente les risques (cardiovasculaires, diabète) en affaiblissant le coeur et la circulation sanguine. Elle diminue l’oxygénation du cerveau et induit une baisse de l’activité neuronale et hormonale (ce qui cause du stress et de l’anxiété). A partir de 8 heures d’inactivité le risque de mortalité augmente de 8% par heure et au-delà de 10 heures il grimpe à 34% ! 

Prévenir plutôt que guérir 

Pour lutter contre ce mal du travailleur moderne, l’activité sportive s’impose bien sûr mais elle n’est pas suffisante, car pour compenser l’inactivité il faudrait faire jusqu’à deux heures de sport par jour ! Le salut réside donc en un mot : prévention. Les médecins conseillent de se lever et de bouger pendant quelques minutes, toutes les heures. Chaque fois que possible, on préfère l’escalier à l’ascenseur et surtout, on privilégie un mobilier de bureau ergonomique pour travailler. Le fauteuil doit offrir une assise confortable, un dossier soutenant les lombaires, des accoudoirs inclinables et une hauteur adaptable. Le bureau doit arriver au niveau des coudes et comporter un espace libre pour les jambes qui permette au collaborateur de modifier sa posture à volonté. 

Ces réflexes simples permettent de limiter les risques pour les salariés et aussi pour l’entreprise – les TMS étant aujourd’hui reconnues comme des maladies professionnelles par la Sécurité sociale. Pour aller plus loin, des professionnels sont là pour vous aider : le responsable environnement de travail peut réaliser un audit de vos bureaux et le conseiller produit, vous guider dans le choix du matériel le plus adapté. C’est enfin l’occasion d’innover: à l’heure où les Millenials rêvent d’espaces de travail flexibles et modulables, on peut ainsi leur offrir des postes permettant une variété de positions, comme les ”bureaux debout” et les sièges inclinables avec une extension pour allonger les jambes et profiter des bienfaits de la sieste au bureau. Ou comment convertir les risques santé en opportunité d’une meilleure qualité de vie au travail ! 

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