Le bien-être au travail, il faut aller le chercher !

Au cours de ses conférences axées sur le travail, la « philosophe en organisation » Laura Lange encourage ses interlocuteurs à réfléchir à leur vie afin de les pousser à se prendre en main. Selon elle, le bien-être au travail est un véritable effort personnel. Topo.

Faut-il chercher activement le bien-être au travail ?

Le bien-être au travail est à la mode, car nous évoluons dans un environnement néo-libéral dans lequel le bonheur individuel ainsi que l’individualisme priment. Toute contrainte est d’autant plus difficile à supporter dans la quête de la liberté. La démocratie favorise la relation entre les pairs, contrairement à l’aristocratie, et il s’avère difficile « d’enfiler ce costume » dans le modèle hiérarchique imposé au travail. La question est de savoir si le bien-être et le travail sont antinomiques. Le travail est un labeur qui crée de l’inquiétude. Si l’on sort de ce « côté labeur » (s’accorder des pauses, partir faire un soin, etc.), un bien-être passif se crée. Les entreprises ont compris ce phénomène, mais Laura Lange invite à chercher un bien-être actif, plus pérenne, donc plus bénéfique, à travers lequel le salarié est un acteur.

La question du « sens » au travail est-elle liée au bien-être et comment la mettre en œuvre ?

La question du « sens » se pose dans le domaine du travail, car le bien-être ne concerne pas uniquement la santé physique. Le sens se définit par la direction qu’un individu emprunte dans son métier. À titre d’exemple, une personne qui conçoit des stylos connaît l’objectif de sa manœuvre. Vient ensuite la signification lorsqu’elle réalise qu’elle crée ces références pour répondre à une demande. Nous pouvons en conclure que pour se sentir bien, un salarié doit être convaincu que le travail qu’il effectue répond à un besoin. La question des valeurs est la dernière dimension qui s’y rajoute. La société actuelle capitalise tout et les possibilités de carrière ou de métier s’élargissent, d’où la difficulté à valoriser la voie que l’on a choisie. La « philosophe en organisation » considère qu’il incombe à chacun de redonner du sens/d’accorder de la valeur à son travail en en devenant l’acteur. Laura Lange d’ajouter que le futur du travail tend inexorablement vers la pensée, l’anticipation et la création, car les tâches manuelles seront effectuées par des machines.

L’utilisation de la philosophie dans le cadre du travail

La philosophie est un métier d’avenir, car il s’agit d’une méthodologie qui rend chaque personne capable de penser et de contredire. Réfléchir permet de se mettre en doute à travers une réflexion personnelle et la transmission de ses idées à son interlocuteur. En outre, l’action de penser est personnelle, car elle ne se délègue pas. En effet, un métier que l’on apprend évolue rapidement au point de dépasser les expertises, tandis que le fait de penser ne sera jamais dépassé. À travers l’affirmation de Bergson : « il faut agir en homme de pensée et penser en homme d’action », l’on comprend que la philosophie est un outil pratique

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